Au premier abord, je me disais que la route pour rejoindre Sen Monorom était meilleure que celle pour Ban Long. J’ai vite changé d’avis quand, à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, la route disparaît sous une quantité monstrueuse de boue. On ne voit que les traces profondes des énormes camions qui sont en train de refaire la piste. Le chauffeur n’a pas l’air d’avoir remarqué ce changement de conditions, il ne relâche pas la pression sur l’accélérateur et on est parti dans cette mer de boue. Le pick up tangue, hurle, à fond de première, fume, patine, recule presque autant qu’il avance, et finalement, on passe cette pente plutôt sévère où on se voyait déjà pousser le camion pour pouvoir arriver à bon port.

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A une vingtaine de kilomètres de Sen Monorom se trouve la plus grosse cascade du pays. Tiens, c’est amusant de voir qu’on a visité plusieurs villes dans plusieurs pays qui assuraient avoir le plus ceci du pays, ou un des plus cela de pays.

OK, la cascade est grosse et débite, mais elle me paraît un peu petite pour être la plus grosse du Cambodge. C’est en fait un enchainement de 2 cascades, mais on ne peut pas descendre aux pieds de la deuxième, il aurait fallu traverser le cours d’eau, trop haut pour l’instant.

Avec Régis et Lauren, 2 français que nous avons rencontré dans le pick up, ce que nous retiendrons le plus de cette visite ne sera pas la chute, mais le chemin pour y aller. Les pistes en terre sont glissantes, poussiéreuses, caillouteuses, et quand on ne glisse pas, on dérape. En plus, notre moto semble avoir un léger problème : la roue arrière doit être désaxée, cce qui fait que même sur les portions correctes, la roue chasse. Et dan sla dernière pente, on décide de laisser les motos et de finir à pieds ; et même a pieds c’est casse gueule. Mais malgré tout, en moto ou en tongues, on arrive à garder les fesse hors de la boue, malgré quelques frayeurs.

Pano_Sen_Monorom

 

Après la cascade, on grimpe au sommet d’une colline pour avoir une belle vue de la région. Là, la route est en réfection, et est recouverte de petites pierres (ou énormes graviers, au choix), très glissant, sur la pente raide. Décidément, c’est pas de tout repos de conduire ces petites motos ici.

 

Pour finir la journée moto, on tente le sauna au Nature Lodge, une guest house en dehors de la ville. La journée était presque fini, on s’en tirait pas trop mal, mais la route glissante a eu raison de nous, finalement. Une portion terreuse, en pente légère, un coup d’accélérateur un peu trop brutal en première, et on se plante lamentablement, à 10 km/h ... Je tente de retenir la moto avec le genou pour ne pas qu’elle tombe sur Céline. Et bien sûr, je me nique le genou ... Et là, un grand coup de ras le bol. Une moto défaillante, des pistes impraticables, le temps pluvieux, j’aurais bien envie de balancer la moto dans un ravin.

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Les jours suivants sont plus tranquilles, avec des petites balades sur les collines environnantes, des cascdes, en ville. Après la course qu’a été la fin du Laos, ça fait du bien de prendre un peu son temps.