Kratie est une petite ville plutôt sympathique située au bord du Mékong.

Pour une fois, il y a des choses à visiter à portée de vélo. Il suffit d’embarquer sur un petit bateau qui nous fait traverser la rivière pour nous déposer sur une petite île, un long banc de sable, Koh Trong. Impossible de s’y perdre, il n’y a qu’un seul chemin qui fait le tour de l’île.

On y voit un homme qui pile une fine poudre blanche. On s’approche pour regarder ce qu’il fait : il pile du riz. Ensuite, il mélangera son mélange avec de l’eau, et il mettra la mixture dans un récipient à fond troué. Grâce à un gros bout de bois articulé à une extrémité, il fera bras de levier pour presser le mélange dans le récipient troué, pour le forcer à sortir par ces trous, ce qui donnera des pâtes de riz. On se couchera moins cons ce soir, maintenant on sait comment c’est fait.

Pano_Kratie_floating_village

 

Partout sur l’île on voit des gens couper des sections de cœurs de bambou en demi tube, dans lequel ils disposent un autre demi tube plus petit où is placent une pâte noirâtre. Plus loin, on verra des enfants décorer ces tubes, qui sont en fait des petites embarcations, et la pâte noire est un combustible. Des fleurs et des feuilles de palmier décorent le tout.

Le soir, depuis Kratie, on pourra apercevoir des centaines de petites embarcations comme celle-ci, illuminées, qui flottent sur la rivière, ainsi que 2 ou 3 lanternes qui  s'envolent doucement, comme lors de la fête es lanternes à Taiwan. C’est comme cela qu’ils fêtent la fin de la saison des pluies.

 

Un petit village flottant semble s’accrocher sur la rive de l’île, des maisons à fond plat, reliées à Koh Trong par des petites passerelles qui les empêchent de dériver.

 

A une trentaine de kilomètres au nord de la ville se trouve le temple au 100 piliers, Sambor. C’est le premier wat khmer que nous voyons depuis Angkor, et on retrouve certaines similitudes dans le style, totalement différent des wats du Laos et de la Thailande. Son nom lui vient des colonnes qui parsèment le jardin du temple, rouges et blanches, et qui, étrangement, ne supportent rien. Sont juste plantées là comme des mâts. L’énorme stuppa en or, sur flanc nord du wat est plus impressionnante que le wat e lui-même, bien ue plus petite. Un sorte de grosse cloche dorée, surmontée d’une flêche pointée vers le ciel.

 

Au retour du temple, on fait une pause pour embarquer sur un petit bateau qui nous promène un peu sur le Mékong pour voir les dauphins Irrawadi, des dauphins d’eau douce, dont la tête est très différente des dauphins “classiques”, une tête toute ronde, sans museau. La couleur du Mékong et le fait qu’ils soient peureux fait qu’on ne les aperçoit jamais entièrement, mais tout de même, ils sont beaux.

Les cambodgiens les chassaient à la dynamite il y a encore peu de temps, et il n en reste plus maintenant que 75 environ.